Quatre jeunes Palestiniens victime d’une agression anti-arabe à Jérusalem.


Les quatre Palestiniens ont été agressés sans que personne n’intervienne. La police israélienne a arrêté dimanche quatre mineurs juifs âgés de 13 à 15 ans dont une jeune fille, soupçonnés d’avoir agressé quatre jeunes Palestiniens dans la nuit de jeudi à vendredi dans le centre de Jérusalem-ouest.

Un tribunal de Jérusalem a par ailleurs prolongé la garde à vue d’un des suspects de 19 ans arrêté samedi pour la même affaire. « Les trois derniers suspects arrêtés ont entre 13 et 17 ans. Ils sont interrogés et l’enquête va se poursuivre », selon le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Selon les médias, quatre cousins palestiniens de Jérusalem-Est annexée ont été agressés dans le centre de Jérusalem très animé le jeudi soir. L’un d’eux Jamal Joulani, 17 ans, a été sérieusement blessé. « Nous marchions quand soudain peut-être 50 juifs sont venus vers nous en criant ‘Arabes, Arabes' », a raconté au quotidien Haaretz un des cousin, Mohammed Moujahad, qui a été légèrement blessé. « Jamal a tenté de s’enfuir mais un de ses agresseurs l’a frappé à la poitrine et il est tombé sur la tête », a ajouté un autre cousin Nouanam Joulani au quotidien. 

Le frère de l’un des suspects qui était présent sur place au moment de l’agression a expliqué à Haaretz que ce sont les quatre Palestiniens qui ont provoqué les passants en « draguant les filles juives » ajoutant: « Pourquoi les Arabes draguent-ils les filles juives? Ils n’ont pas à être ici, c’est notre secteur ici. Pourquoi sont-ils venu ici si ce n’est pour draguer les filles juives? »

Étonnamment, d’après le responsable, les quelques dizaines de personnes présentes sur les lieux ne sont pas intervenues. Hospitalisé dans l’hôpital de l’université Haddasah de Jérusalem, Jamal Julani est désormais tiré d’affaire. Si l’adolescent ne se souvient de rien, ce n’est pas le cas de ses cousins qui l’accompagnaient jeudi soir. « Ils criaient : mort aux Arabes, raconte au New York Times Muhammad Mujahid, lui aussi âgé de 17 ans, qui affirme avoir été pourchassé par une cinquantaine d’Israéliens.

Un témoignage qui aurait pu rester lettre morte si l’un des agresseurs présumés n’avait surenchéri lundi. « Si cela ne tenait qu’à moi, je l’aurais assassiné », a insisté un suspect de 15 ans, juste avant sa comparution au tribunal, avant de lancer froidement : « Il a insulté ma mère. Laissez-le mourir. C’est un Arabe. » Pour justifier ses propos, le garçon a souligné que les Juifs ne pouvaient traverser la porte de Damas (quartier de Jérusalem-Est, NDLR) sans être poignardés, rapporte le quotidien israélien Yediot Aharonot. La ville sainte reste profondément marquée par les nombreux attentats suicides qui ont coûté la vie à des Israéliens durant la seconde Intifada, en 2000. Aujourd’hui encore, dans les quartiers à majorité arabe de Jérusalem-Est, il arrive fréquemment que des voitures et bus israéliens soient victimes de jets de pierres, rappelle le New York Times.

Massivement relayée dans les médias israéliens, l’affaire a relancé le débat sur l’inexorable montée du racisme au sein de la société israélienne, obnubilée jusqu’ici par les menaces liées au dossier nucléaire iranien. « Il semble y avoir un niveau alarmant de tolérance – explicite ou implicite – de ces actes odieux de violence », s’est indigné lundi dans un éditorial The Jerusalem Post, en visant clairement le gouvernement israélien, dont la coalition englobe du centre à l’extrême droite religieuse. Le quotidien en langue anglaise a ainsi souligné qu’une « distinction claire devait être observée entre les actes légitimes de défense visant à protéger Israël en tant qu’État juif et démocratique et les actes immoraux et injustifiés de violence ».

Fondamentalisme religieux

Dans le journal de droite Yediot Aharonot, un commentateur se demande, en référence à l’un des agresseurs présumés, à peine âgé de 13 ans, « où sur terre un enfant en âge de faire sa bar-mitzvah trouve tant de démon en lui ». Même s’il attribue ces actes « de folie » à des personnes spécifiques, en proie à des troubles mentaux et familiaux, Nimrod Aloni, chef de l’Institut pour la pensée éducative à la faculté pour enseignants de Tel Aviv, explique au Point.fr qu’ils sont favorisés par l’émergence en Israël du fondamentalisme religieux, à l’image de celui qui frappe les musulmans.

« Des thèses folles qui étaient rejetées il y a trente ans deviennent de plus en plus populaires aujourd’hui, parce qu’elles sont ouvertement légitimées par des rabbins influents », affirme l’expert. Parmi elles, la « nécessité de ne pas approcher les Arabes, des populations demeurant de véritables obstacles au bonheur des Juifs ». Intervenant sur la radio israélienne, un auditeur a ainsi justifié l’emploi de la force contre les Arabes pour « protéger l’âme juive ».

D’après Nimrod Aloni, une des raisons tient dans l’éducation des Israéliens, très ethnocentrée sur le peuple juif-peuple élu et sur sa supériorité sur les autres. « L’accent n’est pas mis sur la formation de citoyens démocrates exemplaires », regrette le spécialiste. Au contraire, « en poursuivant son discours hostile à toute concession sur les territoires palestiniens occupés, le gouvernement provoque chez la population un sentiment d’impunité morale et crée les conditions pour favoriser de tels actes », souligne-t-il.

Mauvais exemple gouvernemental

Car l’incident de la place Zion n’est pas le seul qui ait émaillé la journée de jeudi dernier. En Cisjordanie, des civils extrémistes israéliens ont tenté de mettre le feu à un taxi palestinien près de Bethléem, dans lequel six personnes – dont des jumeaux de quatre ans – ont été blessées. Pourtant, aucun des assaillants n’a été arrêté. Selon l’ONU, les attaques violentes commises par les colons contre les Palestiniens et leurs propriétés, mosquées et fermes ont augmenté de 150 % depuis 2009. Et ce n’est pas un hasard si la plupart d’entre elles sont perpétrées par les « jeunes des collines », des adolescents et jeunes adultes étudiant dans les écoles talmudiques les plus radicales du mouvement de colonisation.

« Si nos rabbins utilisaient le langage de nos prophètes bibliques, qui partagent de merveilleuses valeurs de tolérance, de telles choses n’arriveraient pas », estime Nimrod Aloni.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/israel-quatre-jeunes-soupconnes-d-agression-anti-arabe-arretes_1150848.html

http://www.lepoint.fr/monde/jerusalem-scene-de-violence-ordinaire-anti-arabe-21-08-2012-1497860_24.php

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4 commentaires sur “Quatre jeunes Palestiniens victime d’une agression anti-arabe à Jérusalem.

  1. pauvre con avant de parler réfléchi, quand c ‘est des arabes qui agresse des juifs personne de dit rien , de plus tu fonce sur les juifs et c est toi qui te fais lynché pauvre tache de merde que tu es.

    • Calme toi je te sens ému. On en dit trop quand un arabe attaque un juif cela est directement assimilé a de l’antisémitisme. Il peut bien l’agresser pour autre chose sans que cela ait un caractère antisémite, pour son portable…

      • je ne parle pas de ce qui se passe en, France car c’est sur ils peuvent l’agresser pour son portable ,je parle en Israël l’orsque les arabes font sauter des bus rempli de femmes et enfants….

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