Le président Sarkozy tente de rassurer sur son engagement à l’égard d’Israël.


PARIS (EJP)—« La France sera toujours aux côtés d’Israël pour s’opposer à un Iran qui le menace en développant des armes nucléaires », a déclaré mercredi le président français Nicolas Sarkozy au cours d’un entretien qualifié de « franc » avec une délégation du Congrès juif mondial (CJM), dirigée par son président Ronald Lauder, et le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier.

L’entretien, qui a duré 90 minutes, a permis à la délégation juive de soulever la menace d’un Iran doté d’armes nucléaires.

Ronald Lauder voulait notamment demander au président français de prendre la tête et pousser d’autres pays occidentaux à agir vite pour contrer les projets militaires nucléaires de l’Iran.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a publié mardi  un rapport jugé « accablant » par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, sur le programme iranien.

Le chef de l’Etat a souligné qu’Israël n’avait pas de meilleure partenaire que son gouvernement en matière de sécurité et a mis en garde contre des mesures unilatérales à l’encontre du régime de Téhéran.

Une frappe contre les sites nucléaires iraniens ne pouvaient être qu’une solution de dernier recours et auraient des conséquences extrêmement lourdes, a-t-il déclaré.

Selon Richard Prasquier, Nicolas Sarkozy a promis de plaider pour un renforcement des sanctions internationales contre Téhéran.

« Les sanctions envisagées visent à rendre de plus en plus difficiles les transactions avec la Banque centrale iranienne et les exportations de pétrole de l’Iran », a indiqué le président du CRIF.

Selon le CJM, le président Sarkozy a également tenté de rassurer les dirigeants juifs sur son engagement inconditionnel à l’égard du bien-être d’Israël qui tout au long de sa carrière politique a toujours été proche de son cœur.

Selon des propos entendus par accident par des journalistes, le président Sarkozy a qualifié le Premier ministre Benjamin Netanyahou de « menteur » et affirmé qu’il ne pouvait « plus le voir » lors d’une conversation privée avec le président américain Barack Obama la semaine dernière en marge du sommet du G20 à Cannes.

Richard Prasquier a assuré qu’il n’en avait pas parlé avec Nicolas Sarkozy.

En revanche, a-t-il dit, « le président nous a assuré de son amitié pour l’Etat d’Israël et nous a dit que la France faisait tout pour favoriser la paix ».

Le président a appelé Israéliens et Palestiniens à reprendre immédiatement les négociations directes. Interrogé par les dirigeants du Congrès Juif Mondial, Nicolas Sarkozy a dit que la direction palestinienne avait décidé d’entériner pleinement le principe de « deux Etats pour deux peuples » et d’accepter qu’Israël comme État-nation du peuple juif tout comme Israël avait accepté le droit des Palestiniens à vivre dans leur propre État-nation.

Le CJM a soulevé la question de l’unilatéralisme palestinien à l’ONU et a mis en garde contre les dangers de la stratégie des Palestiniens comme en témoigne leur admission en tant que nouveau membre de l’UNESCO.

Le secrétaire général de l’organisation juive, Dan Diker, a aussi mentionné que le chef de l’OLP Mahmoud Abbas dans son récent discours à l’ONU avait nié qu’Israël est la patrie ancestrale du peuple juif.

« L’UNESCO pourrait devenir une plate-forme pour déraciner le lien juif avec Israël vieux de 3000 ans par un nouveau récit palestinien fabriqué », a-t-il déclaré.

Le président Sarkozy a expliqué que le vote français en faveur de l’adhésion palestinienne à l’UNESCO avait été le moindre de deux maux, mais il a réitéré que son gouvernement ne soutiendrait pas la demande palestinienne au Conseil de sécurité de l’ONU.

La France, comme la Grande-Bretagne, a annoncé qu’elle s’abstiendrait lors du vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur une admission, demandée par le président palestinien Mahmoud Abbas, de la Palestine en tant que membre à part entière de l’ONU.

Nicolas Sarkozy propose pour sa part d’octroyer à la Palestine un statut intermédiaire d’Etat observateur, qui passe par un vote de l’Assemblée générale de l’ONU, acquis aux Palestiniens, et non par le Conseil de sécurité.

Il a aussi été question de Jérusalem « capitale éternelle d’Israël et du peuple juif » qui selon les dirigeants juifs « ne doit pas être considérée comme une implantation ». Selon le CJM, le président Sarkozy a dit qu’il l’a bien compris.

http://fr.ejpress.org/article/nouvelles/france/42372

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s